Le marché lyonnais affiche en juin 2026 une correction marquée sur les maisons (5 649 euros par m2, soit une chute de 4,72 %), tandis que les appartements grimpent à 4 673 euros par m2, soit une hausse de 3,57 %.
Le 6e arrondissement reste le plus cher de Lyon avec 6 002 euros par m2, suivi du 2e à 5 832 euros, du 1er à 5 691 euros, du 4e à 5 497 euros, du 3e à 5 095 euros, du 7e à 4 920 euros, du 5e à 4 433 euros, du 9e à 4 242 euros et du 8e à 4 232 euros. Cette hiérarchie demeure stable depuis plusieurs trimestres, mais l’amplitude des corrections varie fortement d’un secteur à l’autre. Sur un an, l’indice Fnaim enregistre une baisse de 7,4 % en euros constants, confirmant l’enclenchement d’une tendance baissière depuis le pic de 2022. À l’échelle de trois ans, la correction atteint 8,3 %. Les 3 pièces, référence du marché, sont passés de 375 000 euros en mai 2022 à 325 000 euros en avril 2026, soit un repli de 13,3 % à l’échelle de toute la ville.
Maisons contre appartements, deux dynamiques opposées sur le terrain
Le segment des maisons subit un ajustement net. En mai 2026, le prix moyen atteignait encore 5 929 euros par m2. Un mois plus tard, il tombe à 5 649 euros. Cette contraction de près de 5 % en un mois traduit une demande plus sélective pour les biens individuels dans la métropole. Les acheteurs arbitrent davantage, et les vendeurs sont contraints d’aligner leurs prétentions sur le pouvoir d’achat réel des ménages, comprimé par des taux d’emprunt autour de 3,5 % et une inflation qui rogner les capacités d’endettement. À l’inverse, les appartements poursuivent leur ascension, passant de 4 512 euros par m2 en mai à 4 673 euros en juin. Cette progression continue témoigne de l’attractivité persistante des biens collectifs dans l’hypercentre et les arrondissements bien desservis par les transports. Le 6e reste le plus prisé, avec un écart de près de 1 770 euros par m2 avec le 8e, arrondissement le moins cher de la ville.
Prix moyen au m2 à Lyon en juin 2026
- Appartements : 4 673 euros par m2 (hausse de 3,57 % en un mois)
- Maisons : 5 649 euros par m2 (baisse de 4,72 % en un mois)
- 6e arrondissement : 6 002 euros par m2 (le plus cher)
- 8e arrondissement : 4 232 euros par m2 (le moins cher)
Source : SeLoger et MeilleursAgents.com via MoneyVox · Fnaim via Le Figaro
Marché locatif stable, rendements sous pression dans l’ancien
Les loyers restent stables à Lyon. Entre mai et juin 2026, les appartements se louent à 17,40 euros par m2, les maisons à 15,20 euros. Aucune variation. Cette stabilité reflète un marché mature où l’offre et la demande s’équilibrent. Les propriétaires bailleurs maintiennent leurs tarifs malgré les fluctuations du marché à l’achat, ce qui comprime mécaniquement les rendements bruts dans les zones les plus chères. À 6 002 euros par m2 dans le 6e, un studio de 25 m2 coûte 150 000 euros. Loué 435 euros charges comprises (17,40 euros par m2), il génère 5 220 euros annuels, soit un rendement brut de 3,48 % avant impôts et charges de copropriété. Dans le 8e, à 4 232 euros par m2, le même studio coûte 105 750 euros et dégage un rendement brut de 4,94 %. L’écart est significatif. Sur le terrain, les investisseurs locatifs privilégient désormais Villeurbanne et les arrondissements périphériques, où les prix d’achat restent plus accessibles. Le T3 médian à Villeurbanne s’établit à 249 000 euros en avril 2026, contre 325 000 euros à l’échelle de Lyon. La différence finance une partie des travaux de rénovation énergétique, obligation croissante avec le durcissement du calendrier DPE.
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