Le shekel proche de son plus haut niveau en 30 ans a fait fuir les acheteurs américains, mais les Français, eux, achètent deux fois plus qu’il y a un an sur la côte israélienne.
Le marché immobilier israélien sort d’une année 2025 difficile. Guerre à Gaza, taux élevés, stock record de logements neufs invendus : les prix ont refroidi. En 2026, les professionnels parient sur une reprise progressive. Mais une donnée bouscule le paysage. La devise locale s’est envolée face au dollar, rendant l’achat brutalement plus cher pour les Américains. Résultat : ce sont désormais les Européens, Français en tête, qui tirent la demande étrangère.
Pour un investisseur français qui vise un pied-à -terre ou un placement locatif sur la Méditerranée, le calendrier n’a jamais été aussi favorable. Encore faut-il comprendre où se situe le vrai levier de négociation.
Le dollar s’effondre, l’euro tient : le rapport de force a basculé
Selon un rapport du ministère israélien des Finances, les acheteurs américains ne représentent plus que 49 % des acquisitions étrangères au premier trimestre 2026, contre 60 % un an plus tôt. La cause est directe : le dollar a chuté de 13,6 % face au shekel, quand l’euro n’a reculé que de 4 %. L’écart change tout pour un acheteur en euros.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les Français ont acheté 130 appartements sur le trimestre, contre 84 un an plus tôt. Les Britanniques sont passés de 37 à 57. Les Américains, eux, stagnent à 238 logements. Le shekel, proche d’un sommet sur 30 ans après une hausse d’environ 18 % en un an, refroidit la demande d’outre-Atlantique et laisse de la marge aux acheteurs européens[1]. Le marché reste calme, les vendeurs plus souples, et la négociation possible, un contexte rare qui ne devrait pas durer si la reprise s’installe.
📊 Chiffres clés
- Part des acheteurs américains : 49 % au T1 2026 (contre 60 % un an avant)
- Appartements achetés par des Français : 130 au T1 2026 (contre 84 en 2025)
- Dépréciation du dollar face au shekel : 13,6 %
- Dépréciation de l’euro face au shekel : 4 %
Source : Times of Israel — rapport du ministère des Finances
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Netanya reste la cible privilégiée des acheteurs français, entre retraités anglophones, acheteurs lifestyle et demande de vue mer[4]. La ville garde une image plus abordable que Tel-Aviv tout en offrant le littoral et une communauté déjà installée. Les professionnels citent aussi Modiin, Beit Shemesh, Ashdod ou Ashkelon, cette dernière restant environ 20 % moins chère qu’Ashdod, sa voisine[1]. Sur un placement locatif, ne courez pas après la simple décote : cherchez une vraie demande locative, une pression sur les promoteurs ou un projet de rénovation urbaine. Vérifiez systématiquement l’existence d’une pièce protégée dans le logement, un critère qui pèse lourd sur la revente locale. Et entourez-vous d’un avocat israélien agréé, d’un professionnel du crédit et d’un conseiller fiscal avant toute offre. Un projet clair, primo-résidence, résidence secondaire ou pur investissement, se pilote mieux qu’un achat opportuniste.
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil en investissement, fiscal ou juridique personnalisé. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision patrimoniale.
Immobilier en Israël 2026 : ce qu'il faut retenir
- Les acheteurs français ont acquis 130 appartements au T1 2026, contre 84 un an plus tôt.
- Le dollar a chuté de 13,6 % face au shekel, l'euro seulement de 4 %.
- La part américaine dans les achats étrangers passe de 60 % à 49 % en un an.
- Netanya reste la ville la plus recherchée par les acheteurs français.
- Le marché reste calme, laissant une marge de négociation aux acheteurs.
