L’épargne-pension classique déçoit de plus en plus les épargnants, plombée par des rendements en berne. D’autres solutions, mieux calibrées sur le long terme, reprennent la main.
Le constat est net. Les fonds en euros, longtemps colonne vertébrale de l’épargne retraite, ne tiennent plus leurs promesses. Face à une inflation qui grignote le pouvoir d’achat, ces supports garantis rapportent à peine plus que l’érosion monétaire. Résultat : les épargnants cherchent ailleurs. Épargne salariale, SCPI logées en assurance-vie, unités de compte pilotées, le paysage se recompose autour d’une idée simple. Accepter un peu de risque, ou de patience, pour retrouver du rendement.
Ce mouvement n’a rien d’anecdotique. Il traduit une bascule structurelle dans la façon dont les ménages préparent leurs vieux jours. Au-delà du gain immédiat, c’est toute la logique de constitution d’un capital retraite qui se réajuste.
Ce qui change concrètement
Le désamour touche d’abord les supports garantis. Le Livret A subit une décollecte qui s’intensifie, et avec la baisse attendue en février, il ne rapportera en 2026 qu’à peine plus que l’inflation. Même logique pour les fonds en euros, dont le rendement moyen s’établissait autour de 2,55 % en 2024. Difficile de bâtir une retraite là-dessus.
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Les alternatives, elles, séduisent. L’épargne salariale et l’épargne retraite collective ont atteint un niveau record de 220,7 milliards d’euros d’encours au 30 juin 2025, en hausse de 11,5 % sur un an[4]. Les plans d’épargne retraite collectifs pèsent désormais 36,7 milliards d’euros. Côté immobilier papier, les SCPI logées en assurance-vie affichent plus de 4 % de rendement moyen annuel[2]. Le revers : des frais d’entrée autour de 7,5 % qui imposent un horizon long.
📊 Chiffres clés
- Fonds en euros : environ 2,55 % de rendement moyen en 2024
- SCPI en assurance-vie : plus de 4 % de rendement moyen annuel
- Frais d’entrée SCPI : autour de 7,5 %
- Épargne salariale et retraite collective : 220,7 milliards d’euros d’encours (+11,5 % sur un an)
- Gestion pilotée : 40 % des encours d’épargne retraite collective
Source : Boursorama / AFG · Le Figaro
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Ne quittez pas les supports garantis dans la précipitation. Raisonnez horizon de placement. Si votre retraite est à plus de dix ans, arbitrez progressivement une partie de vos fonds en euros vers des unités de compte ou des SCPI logées dans un contrat d’assurance-vie, pour préserver l’antériorité fiscale. La gestion pilotée, qui ajuste automatiquement le risque selon l’échéance, concerne déjà 40 % des encours d’épargne retraite collective[4]. Vérifiez aussi votre épargne salariale, souvent sous-exploitée. Et n’oubliez pas la clause bénéficiaire de votre assurance-vie : l’intérêt se joue autant sur le rendement que sur la transmission.
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil en investissement, fiscal ou juridique personnalisé. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision patrimoniale.
Épargne-pension 2026 : ce qu'il faut retenir
- Le fonds en euros a rapporté environ 2,55 % en moyenne en 2024.
- Les SCPI en assurance-vie offrent plus de 4 % de rendement annuel moyen.
- L'épargne salariale et retraite collective atteint 220,7 milliards d'euros d'encours.
- La gestion pilotée couvre 40 % des encours d'épargne retraite collective.
- Les frais d'entrée en SCPI via assurance-vie tournent autour de 7,5 %.
