Le PER séduit par sa carotte fiscale, mais ses frais dépassent nettement ceux de l’assurance-vie : 1,20% sur versements en fonds euros contre 0,75%.
Choisir entre PER et assurance-vie ne se résume jamais au rendement affiché. Deux paramètres décident vraiment de ce que vous toucherez dans vingt ou trente ans : la fiscalité et les frais. Sur le premier, le PER marque des points pour les gros contribuables. Sur le second, il traîne un handicap que beaucoup d’épargnants découvrent trop tard, une fois le contrat signé.
Au-delà du gain immédiat de la déduction fiscale, l’arbitrage se joue sur la durée. Et sur la durée, chaque dixième de point de frais annuel ronge la performance finale. C’est là que le PER révèle sa vraie facture.
Ce qui change concrètement
Les chiffres du Comité consultatif du secteur financier sont sans appel. Au titre de 2023, les frais moyens sur versements vers les fonds en euros atteignent 1,20% pour le PER contre 0,75% pour l’assurance-vie. Sur les unités de compte, l’écart se creuse encore : 1,81% côté PER, 0,55% côté assurance-vie. Le CCSF ne fournit aucune explication, même si des versements plus élevés en assurance-vie permettent souvent de négocier des frais à la baisse.
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Face à ce surcoût, le PER garde un atout : la déductibilité des versements volontaires, dans la limite de 37 680 euros pour 2026[1]. Plus votre tranche marginale d’imposition est haute, plus l’avantage pèse. Un célibataire dans la tranche à 30% qui verse 1 000 euros économise 300 euros d’impôt. À 11%, le gain tombe à 110 euros. Au-delà de 40%, il grimpe vers 410 ou 450 euros. Le PER devient donc pertinent d’abord pour les revenus élevés.
📊 Chiffres clés
- Frais sur versements fonds euros : 1,20% (PER) contre 0,75% (assurance-vie)
- Frais sur versements unités de compte : 1,81% (PER) contre 0,55% (assurance-vie)
- Plafond de déduction PER 2026 : 37 680 €
- Économie d’impôt sur 1 000 € versés (TMI 30%) : 300 €
Source : MoneyVox / CCSF · MoneyVox
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Regardez d’abord votre tranche d’imposition. En dessous de 30%, l’avantage fiscal du PER compense mal ses frais plus lourds et son capital bloqué jusqu’à la retraite : l’assurance-vie, plus souple et moins chargée, reste souvent le meilleur choix. Au-delà de 30%, le PER retrouve son intérêt, à condition d’exiger un contrat sans frais sur versements. Comparez ligne à ligne : frais de gestion du fonds euros, frais des unités de compte (de 0,60% à 2% par an[5]) et frais d’arrérage en cas de sortie en rente. Un fonds euros affiché à 2,90% en 2026 selon Cyrille Chartier-Kastler[3] ne vaut rien si les frais annuels en avalent la moitié.
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil en investissement, fiscal ou juridique personnalisé. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision patrimoniale.
PER ou assurance-vie 2026 : ce qu'il faut retenir
- Frais sur versements fonds euros : 1,20% (PER) contre 0,75% (assurance-vie)
- Frais sur versements unités de compte : 1,81% (PER) contre 0,55% (assurance-vie)
- Plafond de déduction PER 2026 : 37 680 €
- Versement de 1 000 € en TMI 30% : 300 € d'économie d'impôt
- Le PER est surtout intéressant au-delà de 30% de TMI
