ConsommationFrais d'épargne 2026, la baisse annuelle mesurée par l'Observatoire de l'Épargne

Frais d’épargne 2026, la baisse annuelle mesurée par l’Observatoire de l’Épargne

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Les frais courants annuels moyens des organismes de placement collectif français s’établissent à 1,06 % en 2025, contre 1,16 % un an plus tôt. Une baisse de 10 points de base que Boursorama présente comme une bonne nouvelle, tempérée par un enjeu persistant de transparence.

Le chiffre provient de la dernière Lettre de l’Observatoire de l’Épargne. En trois ans, la facture recule : 1,18 % en 2023, 1,16 % en 2024, 1,06 % en 2025. Concrètement, sur un portefeuille de 50 000 euros investi dans un fonds actions Europe classique, cela représente 530 euros de frais annuels aujourd’hui au lieu de 580 euros il y a deux ans. La tendance est nette, mais la progression reste modeste au regard du différentiel de coût entre fonds actifs et trackers ETF (exchange-traded funds), dont les frais se situent souvent entre 0,10 % et 0,30 % par an.

Ce que cache la moyenne de 1,06 % en 2025

Le taux moyen masque une dispersion considérable. Les fonds monétaires affichent des frais courants de 0,40 % à 0,60 %, tandis que les OPCVM thématiques (santé, transition énergétique, technologies) peuvent dépasser 2 % par an. Entre un fonds maison vendu par réseau bancaire traditionnel et un ETF distribué en ligne, l’écart atteint fréquemment 1,50 point. Sur une durée de détention de vingt ans, cet écart peut rogner jusqu’à 25 % de la performance nette d’un placement initialement identique.

Boursorama, filiale de Société Générale dirigée par Benoit Grisoni, compte 41 salariés au siège de Boulogne-Billancourt et commercialise depuis 1989 des supports d’épargne en ligne. L’enseigne met en avant la baisse des frais dans son actualité épargne, tout en reconnaissant que « le défi de la clarté » demeure. En pratique, beaucoup d’épargnants peinent encore à isoler les trois strates de coûts qui s’imbriquent : frais de gestion du fonds (les fameux 1,06 %), frais d’entrée ou d’arbitrage facturés par l’assureur ou la banque, frais de tenue de compte.

Livrets réglementés et assurance-vie, des protections à comparer

La baisse des frais sur les OPCVM intervient alors que les livrets réglementés voient leur rémunération reculer. Le Livret A passe de 1,7 % à 1,5 % au 1er février 2026, le Livret d’épargne populaire (LEP) de 2,7 % à 2,5 %, selon les annonces du ministère de l’Économie et des Finances relayées par Service-Public.fr. Le Compte épargne logement (CEL) s’établit à 1 % brut, soit environ 0,83 % net après prélèvements sociaux de 17,2 %. Aucun de ces supports ne facture de frais de gestion, ce qui les place mécaniquement devant les fonds actions pour un horizon d’investissement inférieur à cinq ans et un profil prudent.

L’assurance-vie bénéficie d’une garantie distincte : 70 000 euros par déposant et par compagnie, contre 100 000 euros pour les dépôts bancaires (Livret A, LDDS, comptes courants) couverts par le Fonds de Garantie des Dépôts et de Résolution (FGDR). Un épargnant qui place 100 000 euros en assurance-vie répartit donc souvent son versement entre deux assureurs pour rester dans l’enveloppe de protection maximale.

Frais et taux en 2026

    • Frais courants annuels moyens des OPCVM français (2025) : 1,06 %
    • Frais courants annuels moyens des OPCVM français (2024) : 1,16 %
    • Livret A au 1er février 2026 : 1,5 %
    • LEP au 1er février 2026 : 2,5 %
    • CEL au 1er février 2026 : 1 % brut

Source : Boursorama · Service-Public.fr

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La principale faiblesse reste l’affichage. Contrairement au dispositif Priips imposé par Bruxelles, qui oblige les fonds à publier un document d’informations clés (DIC) mentionnant les frais courants, les supports en unités de compte nichés dans une assurance-vie cumulent souvent frais de contrat (0,60 % à 1 % par an) et frais du fonds sous-jacent. Résultat : un taux effectif global proche de 2 % sur certains contrats traditionnels de réseau, là où une assurance-vie en ligne descend à 1,20 % frais totaux. L’écart sur vingt ans, pour un capital de 100 000 euros, dépasse facilement 15 000 euros en performance nette.

Pour maximiser la rentabilité nette, trois leviers se combinent : sélectionner un contrat à frais de gestion inférieurs à 0,60 %, privilégier les ETF ou fonds à frais courants sous 0,50 % en unités de compte, et vérifier systématiquement l’absence de frais d’arbitrage. Sur le marché en 2026, les contrats distribués par Boursobank, Fortuneo ou Linxea proposent des enveloppes qui répondent à ces trois critères simultanément.

Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil en investissement, fiscal ou juridique personnalisé. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision patrimoniale.

Adrien
Adrien
Adrien Riez est rédacteur spécialisé dans les thématiques de l’épargne, de l’investissement et de la finance personnelle. Il contribue régulièrement aux analyses et décryptages publiés par Finance Actu..

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