Le taux moyen des crédits immobiliers grimpe à nouveau en 2026 et le seuil des 4 % se profile déjà pour certains profils, avec un surcoût qui dépasse 16 000 euros sur 25 ans.
Après une accalmie en 2025, le marché du crédit immobilier a changé de sens. Les banques relèvent progressivement leurs barèmes depuis le printemps, sous la pression des tensions inflationnistes et des marchés obligataires. Le taux moyen s’établit désormais autour de 3,3 % et les projections évoquent une poursuite de la hausse au quatrième trimestre. Pour un emprunteur, l’effet est mécanique : chaque dixième de point renchérit la facture et rogne la capacité d’achat.
La chaîne de transmission est directe. Quand l’État emprunte plus cher, les banques répercutent ce renchérissement sur les crédits qu’elles accordent. Le TEC 10, indice de référence des taux longs, atteignait 4,09 % le 25 août selon l’Agence France Trésor, contre 3,91 % le 3 août. Ce mouvement obligataire précède toujours la remontée des barèmes bancaires.
Ce qui change concrètement pour votre budget
Le coût d’un prêt bascule très vite. Pour 250 000 euros empruntés sur 25 ans, hors assurance, passer de 3,60 % à 4 % fait grimper la mensualité d’environ 1 265 à 1 320 euros. Le coût total des intérêts passe de 129 500 à près de 145 900 euros, soit environ 16 400 euros supplémentaires sur la durée du prêt.
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L’effet frappe aussi la capacité d’emprunt. À mensualité identique, un ménage qui pouvait emprunter 250 000 euros à 3,60 % ne pourrait plus obtenir qu’environ 239 700 euros à 4 %, soit plus de 10 000 euros de pouvoir d’achat immobilier perdus sans que ses revenus aient bougé. Sur le terrain, une courtière relève déjà des barèmes autour de 3,80 % sur 25 ans hors assurance pour un jeune cadre, certaines banques affichant 3,90 % à 3,95 %[2]. Attention à ne pas confondre : le TAEG, qui intègre l’assurance et certains frais, dépasse déjà 4 % pour une bonne partie des emprunteurs, alors même que leur taux nominal reste en dessous.
📊 Chiffres clés
- Taux moyen (toutes durées) : environ 3,3 %
- Sur 25 ans : près de 3,5 % selon profils
- Surcoût de 3,60 % à 4 % : environ 16 400 € sur 25 ans (250 000 € empruntés)
- Capacité d’emprunt perdue : plus de 10 000 € à mensualité égale
- TEC 10 au 25 août 2026 : 4,09 %
Source : Capital.fr · Le Revenu
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Si un projet est en cours, verrouillez le taux sans attendre. Une offre de prêt émise reste valable plusieurs semaines : elle fige votre taux avant les prochains relèvements attendus au quatrième trimestre[1]. Sur les prêts longs de 25 ans, les plus exposés à la hausse, réduire la durée à 20 ou 15 ans abaisse mécaniquement le taux appliqué : le baromètre observe des écarts sensibles selon la maturité[3]. Faites aussi jouer la concurrence sur l’assurance emprunteur, qui pèse lourd dans le TAEG et se change librement. Un courtier permet de comparer plusieurs barèmes le même jour, dans un marché où chaque semaine compte.
Les informations contenues dans cet article sont fournies à titre indicatif et ne constituent pas un conseil en investissement, fiscal ou juridique personnalisé. Consultez un professionnel qualifié avant toute décision patrimoniale.
Hausse des taux immobiliers 2026 : l'essentiel
- Taux moyen des crédits immobiliers autour de 3,3 % en 2026, en hausse depuis le printemps
- Passer de 3,60 % à 4 % sur 25 ans coûte environ 16 400 € de plus (250 000 € empruntés)
- À mensualité égale, la capacité d'emprunt chute de plus de 10 000 €
- Le TEC 10 atteignait 4,09 % le 25 août 2026 selon l'Agence France Trésor
- Nouvelle hausse attendue au quatrième trimestre 2026 si les tensions se confirment
